21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 19:13

 

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Published by Mai
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:24

Carton invit OB et MT Recto 2

Communiqué 

À l'occasion de Human condition, quatrième exposition de la MH Gallery, Mathilde est très heureuse d'accueillir un projet inédit pensé par deux têtes et réalisé à quatre mains : celles d'Olivia Barisano (BE) et de Mai Tabakian (FR), deux jeunes femmes nouvellement arrivées sur la scène artistique.
Human condition explore deux versants d’un même iceberg, propose deux regards différents et cependant convergents : ces artistes questionnent notre condition, mais elles observent chacune le genre humain à travers leur prisme personnel.


Au coeur du travail d’Olivia Barisano -vidéos, installations et performances- toujours le corps. Cette dernière semble occupée, même engagée physiquement, à trouver son identité, à chercher une filiation qui la situerait à la fois dans un temps relatif, à l'échelle de sa vie, comme dans un temps plus universel. La répétition têtue d'un geste, habitude, pratique ancestrale ou contorsion spatiale, constitue chaque fois lien entre les hommes et en même temps oeuvre singulière. Olivia cherche un moyen de dénouer les fils de la transmission qui relieraient une petite fille devenue adulte à ses racines. Ce faisant, tout en nous confondant, elle renvoie chacun à sa propre histoire.

Mai Tabakian présente une oeuvre intitulée « Atomes crochus ou les affinités électives » : seize éléments comme autant de tableaux, réalisés à partir de tissus rebondis de ouate et montés sur support extrudé. Cette technique qui lui est habituelle aiguise par son apparence séduisante un impossible toucher. L’ensemble fait une référence directe au roman de Goethe « Les affinités électives ». Visuellement, elle convoque également son « Traité des couleurs ». Tourbillon coloré, cette installation bouscule non seulement les théories sur les couleurs mais aussi, de façon allégorique, celles concernant les appariements humains.


Les deux oeuvres confluent naturellement. Celles-ci s’affranchissent de toute théorie déterministe, qui voudrait réduire l'homme à son corps pour rappeler au contraire que la vie, y compris dans le monde des couleurs, regorge de mystères et de magie. Elles écrivent de concert une histoire de l'homme qui élabore différentes stratégies pour échapper à un destin prédéterminé. Pour atteindre l’essentiel, elles utilisent le travail minutieux du textile, exposent la beauté de la répétition des gestes quotidiens pour aboutir à une poésie singulière et pourtant universelle.

English version

MH Gallery is proud to present its 4th exhibition:
Human condition a unique project devised by 2 young newcomers onto the art scene, Olivia Barisano (BE) and Mai Tabakian (FR).
Human condition explores the two sides of the same mountain with two different, though converging, eyes.
Both artists question the human condition through their specific personalities.


Olivia Barisano’s videos, installations and performances always focus on the body, committed, and even physically engaged, in an identity search placing her in the relative boundaries of her own life as well as in a more universal time frame.
Obstinate repetitions of movements and habits, ancestral exercises or spatial contortions, all create links among mankind and, simultaneously, an unique piece of art.
Olivia tries to disentangle the threads of transmission linking an adult woman to her childhood roots.
Her confounding expression is a reflection of our own life story.
 

Mai Tabakian’s work is entitled « Common grounds or elective affinities» : 16 elements made from padded cotton wool fabric on extruded supports, a technique she customarily uses to create the feeling of an impossible palpation.
The presentation directly refers to Goethe’s novel « Elective affinities ». The visual concept is also a reminder of his «Theory of colours ». This installation is like a whirlwind of colours, upsetting not only the theories of colours but also, allegorically, the theories of human matching.

Both work converge in a natural way: they are free of all determinist theory that would reduce mankind to bodies and, on the contrary, remind us that life, in all its colours, is full mystery and magic.
Together they write the story of Man devising various strategies in order to escape a predetermined fate.
They use the precision of textile and show the beauty in the repetition of daily exercises to reach the essential and express a unique sense of universal poetry.


Informations pratiques :

Vernissage en présence des artistes
vendredi 20 avril 2012
18-21 h
OUVERT du jeudi au lundi de 11 à 18h sauf le dimanche de 11 à 15h

et sur rdv
Fermé les mardi et mercredi

OPENED on thursday to monday 11am–6pm except on SUNDAY 11am-3pm

and by appointement

Closed on Tuesday and Wednesday

Contact:

Mathilde Hatzenberger
00 32 (0)478 84 89 81
mh@mathildehatzenberger.eu

Mathilde Hatzenberger Gallery
Hoogstraat 11 Rue Haute / 1000 BXL

www.mathildehatzenberger.eu


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Published by Mai
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 08:12

logo alternatif artDécouverte lors de la Chic Art Fair en octobre 2011, représentée par MH Gallery (Bruxelles) et revue en février à Miniartextil de Montrouge, l’œuvre de Mai Tabakian a été tel un coup poing en pleine figure !

L’élément premier, le Tissu.

 

Matière de tous les possibles pour Mai Tabakian qui vient non pas sans contrainte l’apprivoiser, pour mieux habiller, recouvrir, revêtir et protéger un corps, une forme.

Son geste quasi chirurgical fend, coupe, incise, tranche la matière morceaux par morceaux, textures par textures, pour ensuite venir rassembler, réunir, cicatriser et cautériser ces peaux.

Les bouts à bouts prennent forme et viennent de manière prolifique envahir l’espace qu’il soit mural, au sol ou suspendu… angoissant parfois malgré la force de sa palette colorée « tissuale ».

 

Mai Tabakian, pourriez-vous nous dire comment vous en êtes arrivée à choisir le tissu comme matériau de prédilection ?

J’ai toujours eu une relation très forte, presque charnelle avec le tissu, avec des souvenirs qui remontent à l’enfance quand le toucher est primordial. Ce médium permet aussi de s’immerger dans la couleur, de la toucher, il fait office de seconde peau et surtout il recèle d’immenses possibilités plastiques. Mat, brillant, irisé, satiné, transparent, il est inépuisable et n’a rien à envier aux autres matériaux.

 

Vous dites que vous utilisez la couleur des tissus comme une palette de peintre, qu’entendez-vous par là ?

Il est vrai que je dis souvent que je peins avec des tissus et j’emploie souvent le terme de palette lorsque je parle des couleurs utilisées dans mes pièces.

Dans mon travail, les textiles ne sont d’ailleurs jamais cousus, ils sont déposés par petites touches sur ce qui me sert de toile. La référence à la peinture est souvent présente dans mes pièces.  Mais pour ce qui est du geste, il relève plus de la sculpture, j’incise le support, je le façonne, je contrains manuellement le tissu à prendre la forme désirée, la main est très sollicitée pour sa précision comme pour sa force.

 

Dans votre travail, nous sommes toujours à la lisière de l’esthétique (attraction) et la torpeur (répulsion) face à vos œuvres, comment expliquez-vous cet entre-deux sous tensions, je vous pose cette question car j’ai en mémoire « La nouvelle Route de la Soie » et « Le sacre du printemps » ?

Ce jeu entre attraction et répulsion est effectivement récurrent dans mon travail.

Dans « La nouvelle Route de la Soie », le motif du cocon, déjà utilisé dans d’autres pièces, illustre bien ma fascination un peu morbide pour les mystères organiques, l’intestinal, le vivant dans ce qu’il a de plus inquiétant. Il me vient directement de la stupéfaction un peu horrifiée que j’aie ressentie, enfant, au Viêt-Nam où j’ai pu assister au processus de fabrication de la soie, les cocons ébouillantés, le fil que l’on déroule, entre émerveillement et dégoût. Ce motif me permet aussi d’évoquer une réalité plus globale. Les cocons, comme enrobés de pétrole, symbolisent la nouvelle donne des échanges économiques liés à cette « précieuse » matière première.

Hommage aux nombreuses chorégraphies nées de la musique de Stravinsky, plus particulièrement celles de Pina Bausch et Angelin Prejlocaj, « Le sacre du printemps » est une ode au cycle éternel de la vie dans ce qu’il a de plus cruel, un sacrifice initiant toujours le renouveau de la nature. Les couleurs les plus vives fleurissent sur la boue.

 

Le tissu recouvre tout un monde imperceptible à l’œil, que nous cachez-vous ou nous suggérez-vous ?

Le tissu a toujours eu une fonction protectrice, il cache aussi ce qu’on ne veut pas montrer, il instaure un mystère. Dans la mesure où mon travail relève de l’abstraction, le tissu est un allié idéal pour insuffler vie à mes pièces, provoquant le désir de toucher les formes et volumes ainsi créés tout en instillant des sentiments contradictoires allant de la séduction à l’angoisse.

Bientôt vous exposez avec Olivia Barisano à la MH Gallery à Bruxelles pour l’exposition Human Condition, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l’œuvre « Atomes crochus ou les affinités électives » que vous présenterez à cette occasion ?

Cette installation se compose de 4 ensembles de 4 éléments que je présente comme des groupes d’observation. Dans chaque groupe, le jeu consiste à regarder ce qui se passe et à identifier les combinaisons possibles, les affinités.

Librement inspirée du roman de Goethe « Les Affinités électives » et de l'expression « avoir des atomes crochus » qui nous vient des philosophes atomistes grecs Démocrite et Epicure, cette installation met en image l'analogie entre les attirances amoureuses qui font et défont les couples et les opérations chimiques qui règlent les liaisons et les précipitations des substances chimiques.

Les jeux de contrastes colorés font également référence au « Traité des couleurs » de Goethe qui, avec sa théorie des couleurs opposées, contredit la théorie trichromatique et fonde la notion de couleur sur l'expérience sensorielle spontanée, révélatrice d'une démarche intérieure.

Avec cette nouvelle proposition, je continue mon exploration des liens entre microcosme et macrocosme, entre le dedans et le dehors.

 

>>> Aller directement sur alternatif-art.com

 



 

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Published by Mai
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:15

Public Sphere BackPublic Sphere Profile 2

Public Sphre Profile 3Public Sphere Profile

Public Sphere FacePublic Sphere Top 

2012 - 20x20x20cm - Textiles divers, ouate sur polystyrène extrudé

 

Cette pièce sera exposée dans le cadre de MiniArtextil 2012, exposition internationale d'art contemporain, avec pour thème "AGORA" (Association Arte&Arte - Villa Olmo à Côme - Italie) - http://www.miniartextil.it/

Dans cette sculpture qui représente une sphère amputée d'un quart, un éventail de rayons multicolores se déploie, comme la queue d'un paon cherchant à séduire, devant son auditoire, symbolisé par un hémicycle, moitié de cible rouge et blanche.

This sculpture depicts a sphere, with one quarter sectioned away, within whixh multi-coloured rays fan out and display themselves like a peacock's tail, seeking to seduce the onlooker, who is symbolised by a hemicycle, a bisected red and white bullseye.

 


 

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Published by Mai - dans Sculptures
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:44

Logo FAD 

Les questions de FAD (version française)

1.Si vous n'étiez pas une artiste, que seriez-vous ? 

Probablement un cuisinier ou une chorégraphe. Je suis totalement fascinée par le travail des grands chefs et je suis accro à la danse contemporaine, comme spectatrice bien sûr. Les deux sont d’ailleurs une grande source d’inspiration pour moi.

2. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre travail et les idées principales que vous souhaitez exprimer ?

Au départ, il y a le tissu, la découverte des immenses possibilités plastiques de ce matériau fonctionnel par essence, qui habille, protège, recouvre.

Et une nécessité impérieuse : la fragmentation et l'assemblage compulsif et obsessionnel de textiles.

Le geste est aussi très important car pour fabriquer, avant de combler, il faut fendre, inciser le support pour remplir, colmater la blessure avec le tissu, le travail est propre, le geste méticuleux, quasiment chirurgical.

Mon travail relève de l'abstraction et se concentre sur des compositions aussi bien géométriques qu'organiques et de plus en plus, je mélange les deux.

Mon propos est de rendre attirantes les choses qui nous font peur (cf. “La nouvelle Route de la Soie”, “The Wall”...).

J'explore aussi le lien entre microcosme et macrocosme.  Je choisis de cultiver cet entre-deux, ce jeu entre attirance et répulsion. 

Les textiles m'aident à insuffler la vie dans mes pièces en provoquant l'envie de toucher les formes et les volumes tout en instillant des sentiments contradictoires entre séduction et angoisse.

3. Comment débute votre processus de travail ? 

Le processus de création démarre toujours de façon inattendue, comme par surprise.  Une chanson qui me touche, un souvenir qui ressurgit,  je démarre toujours à partir d’une sensation que j’essaie de transposer visuellement.

4. Considérez-vous le spectateur lorsque vous travaillez ?

Je suis ma première spectatrice et ma priorité quand je travaille est d’obtenir un résultat qui me satisfasse mais je n’oublie jamais que mon travail est destiné à être vu par d’autres. J’aime beaucoup l’incertitude que représente la réaction du spectateur, comment va-t-il recevoir mon travail ? Sera-t-il séduit ou au contraire dégoûté ? Réussira-t-il à découvrir ce que j’ai caché ?  Le fait de penser au spectateur final m’aide aussi à mieux comprendre ce que je fais, cela me force à l’analyser, à prendre du recul.

5. Nommez 3 artistes qui ont inspiré votre travail ?

Le choix est difficile car mes goûts sont très éclectiques mais je dirai Hokusai, Francis Bacon et Frank Stella, de grands artistes très différents dans leurs personnalités et l’appréhension de leur travail.  Pas directement pour l’inspiration mais pour m’avoir donné envie de devenir artiste.

6. Citez vos 3 derniers artistes favoris.

Je citerai plutôt les 3 dernières expositions qui m’ont marquées ces derniers mois : Infinity de Chiharu Shiota à la Galerie Templon, la rétrospective de Yayoi Kusama au Centre Pompidou, Leviathan d’Anish Kapoor pour Monumenta 2011 au Grand Palais.

7. Qu'est-ce qui définit une oeuvre d'art ?

Telle est La Question !

Les marqueurs identitaires traditionnels de l’œuvre d’art ont été remis en question il y a longtemps (Merci Duchamp !) et je trouve très difficile d’en faire une définition correcte et exhaustive.

L’artiste ne peut décider seul que ce qu’il a fait est une œuvre d’art, la définition, la qualification d’un objet en œuvre d’art passe par le regard des autres. En définitive, les œuvres d'art n'ont aucune autre définition que celle que veut bien leur attribuer le récepteur.

8. En ces temps d'austérité, pensez-vous que l'artiste a actuellement une obligation morale de répondre (réagir) ?

A mon sens, la seule obligation morale qui incombe à l’artiste est la sincérité.  A part cela, je ne crois pas qu’un artiste puisse se sentir obligé à faire quoi que ce soit. Cependant, il est évident que chaque artiste est le produit de son époque, de son environnement. Ses propositions, ses œuvres sont toujours influencées par ce qui l’entoure, que ce soit par les technologies mises à sa disposition ou l’actualité mondiale. En effet, même si son travail ne comporte pas de critique ou d’engagement politique, social, l’artiste part toujours d’une réalité, d’un constat, il témoigne de son époque.


9. A n'importe quelle époque, dans n'importe quel endroit, quel est l'artiste dont vous voudriez habiter le corps ?

Sans hésiter, Pina Bausch quand elle a créé sa version du « Sacre du printemps ».

10. Quel est votre "isme" préféré ?

Exotisme, quand il est défini comme "le charme de ce qui est inconnu".

11. Quelle est la chose la plus intelligente que l'on ait dite sur votre travail ?

Difficile pour moi de décider de ce qui est particulièrement intelligent mais voici une phrase que je trouve assez poétique : " Les œuvres de Mai Tabakian, malgré les couleurs chatoyantes, gaies ou douces, glitter ou pastels, recouvrent sans doute bien de plus inquiétantes ou douloureuses réalités, sentiments ou pensées, comme une forme de lutte contre une cruauté dont nous ne savons pas tout." (Marie Deparis)

12. Et la plus stupide ?

«Celui-là, tu devrais le faire dans une autre couleur. » 


13. Quels sont les artistes que vous admirez au point de vouloir les posséder (voire les voler) ?

Je n’ai aucune envie de faire cela !

14. Vous souciez-vous de ce que votre art coûte ? Expliquez vos raisons

Bien sûr que je m'en soucie, mais, que je vende ou non, je continue à créer, cela n’a aucun impact sur ma façon de travailler.  Je ne réfléchis jamais à ce qui pourrait être plus facile à vendre.

Le prix de vente est une donnée incontournable mais je retarde toujours le moment d’y penser, parce que cela m’ennuie beaucoup.

Ce qu’il y a d’étrange avec la notion de coût c’est que c’est à la fois un élément de valorisation de mon travail et en même temps quelque chose de très réducteur. Moi-même, je ne pense jamais au prix d’une œuvre d’art lorsque je visite un musée, un centre d’art ou même une galerie.

15. Si le MOMA, la Tate ou le Centre Pompidou voulaient acquérir une des vos pièces, que souhaiteriez-vous qu'ils prennent ?

Certainement des pièces que je n’ai pas encore réalisées, que je rêve de réaliser et que je réaliserais spécialement pour ces lieux !

16. Quelle est votre prochaine actualité ?

Ma prochaine exposition “HUMAN CONDITION” se tiendra à Bruxelles à la Mathilde Hatzenberger Gallery avec Olivia Barisano du 20 avril au 21 mai 2012.

 

>> Retrouvez toute l'interview en anglais sur Fadwebsite.

 


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